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Thèse : évaluation des impacts des produits phytosanitaires

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Evaluation des impacts des produits phytosanitaires sur la qualité de l’eau à l’aide d’indicateurs : amélioration et validation d’un indicateur de risque de contamination, application de la parcelle au bassin versant

L’évolution de l’agriculture depuis les années 60 a permis une augmentation des rendements et d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. Cette évolution a conduit à une intensification et une simplification des pratiques et des assolements qui ont eu des conséquences environnementales, en particulier sur la qualité des eaux, souvent contaminées par des pesticides. Cette qualité des eaux est devenue un enjeu national et européen avec la mise en place de normes réglementaires : la Directive Cadre sur l’Eau (Europe) et le programme Ecophyto (France). Pour mettre en place les démarches de conseil afin de diminuer l’impact des pesticides sur la qualité de l’eau, les acteurs ont besoin d’indicateurs pour évaluer le risque pesticide à différentes échelles, or les indicateurs existants permettent essentiellement de déterminer un risque à l’échelle de la parcelle, mais pas à l’échelle du bassin versant.

La question est donc de pouvoir déterminer un risque à l’échelle du bassin versant en agrégeant des risques déterminés à l’échelle de la parcelle. Le travail s’est effectué en trois axes :

  • le premier axe consiste à comparer l’indicateur pesticide I-phy de l’équipe Agriculture Durable du Laboratoire Agronomie et Environnement à 27 indicateurs différents, afin de comparer la capacité prédictive, le domaine de validité et le rôle des variables prises en comptes dans le calcul de ces indicateurs. Cette comparaison se fera via un ensemble de tests statistiques comme le calcul des corrélations et des tests de vraisemblance entre les calculs des indicateurs de risques et des données expérimentales issues de sites présentant des conditions pédoclimatiques différentes.

 

  • Dans le second axe, nous avons proposé une amélioration de l’indicateur parcellaire I-phy par la prise en compte des zones non-productives en bordure de parcelles en prenant en compte les éléments issus de la bibliographie, l’utilisation d’un modèle et des mesures de terrain sur les bandes enherbées.
  • Dans l’axe trois, nous avons élaboré une méthode d’agrégation des risques parcellaires pour calculer un risque à l’échelle du Bassin Versant. Pour établir cette méthode, nous avons équipé un Bassin Versant d’étude en 4 points, de préleveurs et de mesure de débit,  pour mesurer les contributions relatives des parcelles du Bassin Versant. La conclusion de ce travail doit valider une méthode d’agrégation des risques de pollution des eaux par les pesticides à l’échelle du bassin-versant, qui pourra être déclinée en outils opérationnels pour les acteurs de la gestion de l’eau afin, entre autre, de conseiller les agriculteurs et de tester des scénarios de changements de pratiques pour améliorer la qualité des eaux.