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Observatoire de la pousse de l'herbe

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Mesurer la hauteur d'herbe pour piloter ses prairies

L’observatoire de la pousse de l’herbe Grand Est a pour objectif de collecter des informations sur la croissance de l’herbe afin

  • d’acquérir les références propres à chaque territoire,
  • donner des repères dans la conduite du pâturage et
  • améliorer la qualité du conseil aux agriculteurs pour valoriser les surfaces herbagères entre valeur alimentaire et productivité.

Le dispositif existe depuis 2017 sur le territoire régional. Il ne cesse de s’étendre, d’année en année : 25 parcelles suivies en 2018, 55 parcelles en 2019, 88 sites en 2020 et 84 sites en 2021.

 

Matériel et méthode

La campagne de mesure de croissance de l’herbe s’étale de début mars à fin octobre afin de caractériser la pousse de l’herbe en sortie d’hiver mais également les reprises de pousse à la fin de l’été, qui peuvent s’avérer intéressantes et non négligeables.

A l’aide d’un herbomètre (JENQUIP), la hauteur de l’herbe est mesurée selon un trajet défini à travers la parcelle (jusqu’à 30 points de mesures afin d’obtenir une bonne représentativité de la prairie).

Suite à la mesure, une croissance de l’herbe peut être calculée, exprimée en kilogramme de matière sèche par hectare et par jour (kgMS/ha/j), grâce aux mesures de hauteur effectuées entre deux semaines.

 

La formule de conversion est la suivante :

Un suivi régulier des prairies est nécessaire à la compréhension des différents mécanismes de pousse, assurer un conseil précis à l’agriculteur et définir des tendances de pousse de l’herbe annuelles pertinentes.

Croissance de l'herbe en 2020

Une fin d’année 2019 et un hiver 2020 où la biomasse s’est préservée

A la fin de l’automne 2019, la pousse de l’herbe s’est maintenue mais sa valorisation a été limitée du fait du manque de portance liée à des précipitations conséquentes. Un stock de biomasse s’est ainsi constitué. L’hiver 2019-2020 a été doux. Cette douceur n’a pas entraîné de perte de biomasse par sénescence. Le stock de biomasse capitalisé à l’hiver a ainsi été préservé jusqu’au début de la saison 2020.

Un démarrage de pousse précoce mais pas la mise à l’herbe

La douceur de l’hiver aura engagé une reprise de pousse plus précoce en comparaison des références et cela sur l’ensemble du territoire à l’exception de la montagne vosgienne (condition climatique plus froide). Malgré ce niveau de pousse satisfaisant, la mise à l’herbe s’engage fin mars du fait du manque de portance suites aux précipitations du début du mois (ressuyage à partir du 15 mars). Dans certaines situations, la mise à l’herbe est opérée avec un stock de biomasse conséquent qui a nécessité d’intensifier très tôt le pâturage (reliquat d’automne et production du début de campagne).

 

 

Les montagnes russes du printemps 2020

Les conditions climatiques du printemps ont été particulières avec un déficit hydrique marqué entre mi-mars et mai, un vent de Nord qui a asséché rapidement les terres en avril, des précipitations à la mi-juin, des amplitudes thermiques marquées et des gelées tardives début avril.

Ainsi, la croissance de l’herbe va marquer un premier ralentissement début avril (généralisé sur la région et sur les conduites). Ce coup d’arrêt est dû à la chute des températures (gelées tardives).
Suite à cette période, la croissance se relance mais sans atteindre les niveaux de productivité des années antérieures (2018-2019). Le second ralentissement s’explique par le stress hydrique important du printemps. La reprise de pousse au printemps est causée par des averses fin avril début mai sur la région.

Fin mai, la pousse marque le pas une troisième fois avec en cause toujours le manque d’eau et une repousse difficile après les foins. En comparaison des références, la pousse a chuté fin mai à une période où un second pic s’observe (perte de production).

Le mois de juin, une mise au vert avant l’été

Les averses font leurs retours à la mi-juin après les foins. Ces pluies sont bénéfiques et permettent de relancer la pousse, sur les prairies pâturées comme fauchées. Ce regain de pousse permet de reconstituer des stocks au pré mais le mal et fait et l’affouragement a été engagé à la mi-juin. Avant l’été, sur la région, les rendements des prairies fauchées affichent des taux de -20 à -50 % de productivité.

L’été a été chaud et très sec

Après les averses de mi-juin, les pluies se sont faites rares, très rares… moins de        20 mm en juillet sur la majorité de la région pour les secteurs les plus arrosés… Le mois d’août fait état du même constat bien que certains secteurs ont reçu des pluies orageuses à la mi-août et fin août. Ce déficit hydrique, couplé à des températures caniculaires en août, ont grillés l’herbe sur pied jusque début septembre (regain de pousse ponctuel) mais surtout fin septembre où les averses font leurs retours.

L’automne, un regain appréciable avec la portance qui reste au rendez-vous

A partir de fin septembre et ce jusque mi-novembre, voire décembre, la croissance de l’herbe se stabilise à 20 kg MS/ha/j. Cette croissance s’est couplée à une bonne portance du fait d’un mois de novembre très sec (20-25 mm sur le mois sur la région). Ces conditions ont permis de maintenir les animaux aux prés jusque décembre par endroit où de valoriser les pâtures autours des bâtiments d’élevage jusqu’à Noël par endroit.

Des fauches ont été engagées en novembre avec une production approximative de 1,5 T MS/ha.

Contact

Bulletin de la pousse de l'herbe

Ce bulletin paraît 2 fois par mois, il synthétise les informations recueillies sur 12 parcelles témoin en territoire lorrain : somme des températures, stade phénologique, hauteur de l’herbe et croissance de l’herbe.

Consulter les bulletins

 

Les Chambres départementales publient également des informations Herbe et Prairie ou leur propre bulletin : Alsace, Ardennes, Aube, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Vosges.

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