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Qualité de l'air

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Qualité de l'air

Les relations entre l’agriculture, l’atmosphère et la qualité de l’air, sont de nouvelles préoccupations qui touchent le secteur agricole.
L’agriculture a certes sa part de responsabilité dans les émissions de polluants atmosphériques, mais elle est aussi directement impactée par cette pollution. Sujet vaste et récent, l’agriculture a toutefois la capacité d’apporter des solutions, en conciliant efficacité économique et bienfaits pour l’air.

Engagement des Chambres d'agriculture Grand Est dans la qualité de l'air

Qualité de l'air : de quoi parle-t-on?

La pollution de l’air correspond à l’introduction dans l’atmosphère de substances liées aux activités humaines (transports, industries, agriculture, chauffage, etc.). Certaines substances émises dans l’air peuvent aussi être d’origine naturelle (volcanisme, érosion, etc.). Ces polluants peuvent impacter négativement la santé et/ou l’environnement.
Certaines de ces substances sont réglementées, c’est-à-dire qu’un plafond d’émission et/ou de concentration dans l’air ambiant est à respecter (pour les particules fines par exemple). D’autres, font l’objet de travaux de recherche.

Parmi les polluants atmosphériques, intéressons-nous tout d’abord aux particules. Les particules présentent des natures diverses et proviennent de multiples sources. Elles peuvent être :

  • émises directement dans l’air, on parle de particules primaires
  • formées par réactions (photo-) chimiques entre composés gazeux appelés précurseurs de particules et/ou à partir d’autres particules, on parle alors de particules secondaires.

Les particules se classent en fonction de leur diamètre. Parmi les différents types de particules, deux qualifiées de respirables sont surveillées : les PM10 (diamètre < à 10 microns) et PM2,5 (diamètre < à 2,5 microns).
 
On distingue deux types d’exposition à la pollution de l’air :

  • chronique, celle à laquelle nous sommes exposés tous les jours
  • Aigue, comme les pics de pollution où les concentrations de polluants dans l’air sont élevées et auxquelles nous sommes exposés sur une courte période

 

Et l’agriculture dans tout ça ?
Contributrice...


De nombreux secteurs d’activités sont concernés par la problématique de la qualité de l’air : transports, industries, résidentiel… et parmi eux, l’agriculture. Le graphe suivant présente la part de contribution des différents secteurs d’activités aux émissions de polluants de l’air en Grand Est. L’agriculture est principalement concernée par les émissions d’ammoniac et de particules finesPM10 (respectivement issues du secteur agricole à 95 %  et 42 %).

 

Part de contribution des différents secteurs d'activités aux émissions de polluants de l'air en Grand Est (PM2,5 : particules fines diamètre < 2,5µm ; PM10 : particules fines diamètre < 10µm ; COVNM : Composés Organiques Volatils Non Méthaniques ; CO : Composés Organiques ; NH3 : ammoniac ; NOx : Oxydes d’azote ; SO2 : dioxyde de soufre). Source : ATMO Grand Est - Invent'Air V2018

Une agriculture également impactée par la pollution de l’air

En effet, la présence d’ozone à de fortes concentrations dans l’air pendant la période estivale a des effets néfastes sur certaines cultures (blé, tomates, laitues, haricots, pois, fèves, soja, melon etc.). L’effet oxydant de l’ozone va entraîner une diminution de la photosynthèse, l’apparition de nécroses donc un ralentissement de la croissance du végétal. Les conséquences de cette pollution pour l’agriculture sont donc des pertes de rendement (évaluées à 10% en moyenne pour le blé en Île-de-France*) et une baisse de la qualité des produits.

Les pics de pollution et leurs multiples origines


Certaines périodes de l'année connaissent une augmentation significative des polluants dans l’air (épisode de pollution), qui peuvent dépasser les concentrations réglementaires. Ces pics peuvent être d’une plus ou moins forte intensité, d’une durée variable, et dépendent principalement des conditions météorologiques. En fonction de la période de l’année, les pics peuvent avoir différentes origines :

 

En sortie d’hiver et en période de reprise de végétation, les premiers apports d’azote sont à l’ordre de jour.
A cette même période, il n'est pas rare d'observer des conditions météorologiques très stables, avec des températures plutôt froides la nuit et le matin, qui se réchauffent dans la journée. Ces conditions limitent la dispersion des polluants dans l'air et peuvent conduire à des épisodes de pollution de l’air aux particules PM10. Celles-ci sont alors souvent composées de nitrate d’ammonium, qui se forme à partir de polluants de l’air émis par le trafic routier et les activités industrielles (oxydes d’azote) combinés avec l’ammoniac provenant principalement de la fertilisation azotée des cultures (schéma ci-dessous).

Un arrêté inter préfectoral Grand Est


Le 24 mai 2017, les 10 préfets départementaux du Grand Est ont signé un arrêté inter-préfectoral relatif à la gestion des épisodes de pollution atmosphérique. Celui-ci prévoit des mesures à appliquer pour chaque secteur d’activité en cas de dépassement de seuil de concentration réglementaire. Suivant le type d’épisode, les mesures à appliquer peuvent cibler différents secteurs d’activités. L’agriculture est notamment concernée par les épisodes PM10 de types mixtes, avec des mesures mobilisables spécifiques aux activités agricoles.

Pour connaitre l’état de la qualité de l’air de votre territoire aujourd’hui et les prévisions pour les 2 prochains jours, rendez-vous sur le site d’ATMO Grand Est.
Pour être informé lorsqu’un épisode de pollution de l’air est en cours, c’est simple, il suffit de s’inscrire au bulletin d’ATMO Grand Est : cliquez-ici

L’agriculture peut apporter des solutions !


Dépendante des conditions météorologiques, l’agriculture a toutefois la capacité d’agir en adaptant ses pratiques et le matériel utilisé.
Des exemples d’actions pour limiter les pertes d’azote par volatilisation de l’ammoniac sont disponibles via le projet PROSP’AIR et les « fiches pratiques pour garder l’azote dans son système ».

La thématique émergente des produits phytosanitaires dans l’air, suscite un intérêt croissant dans notre société.
Aujourd’hui, un manque de connaissances sur les mécanismes de transferts des produits phytosanitaires vers le compartiment aérien est constaté. Les chambres d’agriculture et leurs partenaires ont donc investi le sujet via le projet national RePP’Air.

 


Temps forts


Evènements passés organisés sur la thématique « Agriculture et qualité de l’air »

 

  • Participation aux Terres de Jim en 2015 afin d’aborder les thématiques de l’air,du climat et de l’énergie avec la réalisation d’infographie « les solutions », de flyers à destination du grand public pour « stocker de carbone » et « composter » chez soi,  et de webforums « Air, Climat, Energie » :
  • Organisation d’un colloque « Agricultures et qualité de l’air, et si nous prenions les devants ? » en décembre 2013 en partenariat avec ATMO Grand Est.

Contact

Laëtitia Prevost

Chargée d'étude climat - qualité de l'air

Tél : 03 57 80 11 31

Temps forts

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